| Origine | France |
|---|---|
| Période | Fin XIXème siècle |
| Style | Louis XV |
| Matériaux | Bronze doré |
| Dimensions | H : 23,5 cm, Ø : 13 cm (socle) |
| Condition | Très bon état, Légères traces d'usure |
Le flambeau de style Louis XV constitue l’un des objets d’ameublement les plus codifiés de la production bronzière française du XIXe siècle. La demande soutenue de la clientèle bourgeoise pour les intérieurs « à l’ancienne » pousse les fondeurs et ciseleurs parisiens à reprendre, souvent avec une grande fidélité formelle, les modèles rocaille du siècle précédent. Cette paire s’inscrit pleinement dans cette tradition de revival, sans pour autant se réduire à une copie servile : la qualité de la ciselure et la cohérence de la composition témoignent d’un atelier maîtrisant les conventions du répertoire.
La structure de chaque flambeau suit un schéma tripartite rigoureusement équilibré. Le socle, à contours chantournés, est souligné d’une double moulure courante et animé sur ses flancs de volutes et de coquilles en faible relief. La collerette qui fait la jonction entre le pied et le fût présente une rangée de cabochons ovoïdes ceinturés de feuilles d’acanthe retombantes, motif caractéristique du vocabulaire Louis XV dans sa version la plus ornementée. Le fût lui-même adopte une forme de vase ballustre dont le galbe prononcé est entièrement parcouru de feuilles d’acanthe en fort relief, traitées avec une souplesse qui accentue le mouvement ascendant de la tige. Un anneau de séparation marque le resserrement avant le nœud supérieur, lui aussi couvert de cabochons et de feuillage. La bague porte-bougie circulaire, à rebord festonné, couronne l’ensemble avec discrétion.
La dorure, d’un ton chaud uniformément maintenu, présente les légères usures attendues d’un usage ancien, notamment aux points de contact et sur les parties convexes les plus saillantes. L’intérieur des socles révèle une facture coulée sans finition intérieure particulière, procédé courant dans la bronzerie d’ameublement du XIXe siècle.
Sur la tranche du socle de chaque flambeau est frappé un poinçon composé d’une couronne surmontant les initiales AM. Ce poinçon, identique sur les deux exemplaires, n’a pas pu être rapproché à ce stade d’un fondeur ou d’un bronzier répertorié dans les sources consultées. Il pourrait s’agir d’un monogramme de propriétaire — la forme de la couronne, à cinq fleurons surmontés d’une croix, étant proche des couronnes de comte dans l’héraldique française du XIXe siècle — ou d’une marque d’atelier non documentée publiquement.
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