| Manufacture / Marque | Ercuis |
|---|---|
| Origine | France |
| Période | XXème siècle |
| Matériaux | Métal argenté |
| Dimensions | H : 26 cm, l : 24 cm, P : 12 cm |
| Condition | Très bon état, Quelques traces d'usure à l'intérieur |
La maison Ercuis, fondée en 1867 et labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, compte parmi les grandes orfèvreries françaises dont le savoir-faire repose sur un travail manuel précis à chaque étape : emboutissage, polissage, ciselure, assemblage et argenture par électrolyse. Cette cafetière en métal argenté, estampillée du poinçon centaure, en est une illustration solide.
Le corps repose sur un piedouche annulaire ceint d’une frise de perles serrées, reprise à l’identique sur la collerette du couvercle. Ce motif de perles — enfilade régulière de petites boules métalliques obtenues par fonderie et soudure — est l’élément ornemental fédérateur de la pièce : il apparaît aux deux points de jonction structurels, piedouche et couvercle, comme un rappel rythmique discret. La panse présente un galbe prononcé, assez ventru, qui évoque le répertoire Louis XV, tandis que la guirlande feuillagée courant en relief autour de la base du bec et le vocabulaire de la frise de perles relèvent plutôt de l’héritage néoclassique.
Le bec en col de cygne est parcouru de cannelures creuses régulières sur toute sa longueur — ornement emprunté au vocabulaire architectural Louis XVI. À sa base, un culot d’acanthe en relief, traité en volutes et palmettes, assure la jonction avec la panse. C’est précisément à cet endroit que l’éclectisme stylistique de la pièce se révèle le plus clairement : les cannelures du bec relèvent du néoclassicisme linéaire, le culot feuillagé qui les enracine dans le corps de la cafetière appartient au registre rocaille. Les deux vocabulaires cohabitent sans tension, ce qui est caractéristique de la production orfèvrerie française, qui puise librement dans les deux répertoires sans les opposer.
Le couvercle bombé est surmonté d’un bouton à godrons et perles. L’anse en ébène noirci, à profil géométrique biseauté, contraste avec la surface argentée : choix à la fois thermique et esthétique, constant dans l’orfèvrerie de service française de cette période. Elle est montée sur deux collets argentés à motif de rosace.
La surface présente les traces d’usage inhérentes à une pièce ancienne de table : quelques légères rayures de polissage visibles sous lumière rasante, sans altération de la couche d’argenture.
Optez pour le retrait dans nos locaux et économisez sur les frais de livraison !
Nous vendons des objets anciens. Ils ont été appréciés, exposés, voire utilisés, et peuvent donc présenter des traces d’usure. Bien que nous essayons de signaler l’intégralité des défauts majeurs ou mineurs, il arrive parfois que certains ne soient pas mentionnés. Merci de prendre le temps de bien observer toutes les composantes de nos fiches, notamment les photos.
Soyez tranquille, si vous n’êtes pas pleinement satisfait de votre achat, vous avez 14 jours pour le retourner et nous vous rembourserons. Consulter toutes nos conditions de vente pour plus d’informations.
Si vous avez besoin d’informations supplémentaires, n’hésitez pas à nous joindre par téléphone au +33 7 44 77 99 29 ou par e-mail sur info@maisonquandmeme.com.